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Valeurs Actuelles

Le temps d’agir (jeu, 02 fév 2012)
L'éditorial.                         Tourner la page des 35 heures qui ont plombé notre industrie, taxer la consommation plutôt que le travail, donner autorité au contrat d’entreprise pour arbitrer entre salaires et emploi, ce qui est pur bon sens, et ainsi de suite : Nicolas Sarkozy s’est aussitôt vu opposer la question : que ne l’a-t-il fait depuis qu’il est là ? en lire plus
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Cohérences (jeu, 02 fév 2012)
Entre nous                   La voie suivie depuis dimanche par Nicolas Sarkozy est sans doute hasardeuse : personne n’avait encore osé augmenter les impôts trois mois avant une élection. Mais outre que le président n’a guère d’autre choix que celui du sacrifice, sa position a le mérite, même tardif, d’être cohérente. Voilà vingt-cinq ans que la France fait le grand écart entre ses engagements européens et ses pratiques domestiques. en lire plus
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Le pouvoir ou l’amour (jeu, 02 fév 2012)
Le carnet de Christine Clerc       On songe à Oreste, repoussé par l’ingrate Hermione : « Je la vois pour jamais s’éloigner de mes yeux ! » Il y a du dépit amoureux dans la phrase lâchée par Nicolas Sarkozy en Guyane : « [Si je ne suis pas réélu,] vous ne me verrez plus ! » Mais de l’espoir, malgré tout : « Si l’on veut être aimé dans le futur, ajoutait-il en effet, il faut couper. » en lire plus
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La gauche et l'argent (jeu, 02 fév 2012)
Programme. Les socialistes prétendent ne pas aimer les riches mais adorent dépenser. François Hollande renoue avec cette ambiguïté. Heureusement, les classes moyennes sont là pour payer. Juste, normal, équitable, pédagogique, clair, lucide, prudent… Les mots ne manquent pas chez les conseillers de François Hollande pour faire passer le message : il n’y aurait rien qui puisse faire peur, rien de révolutionnaire dans son programme. Jean-Luc Mélenchon l’a d’ailleurs qualifié de « filet d’eau tiède ». Si le candidat socialiste n’ose pas l’eau bouillante ou la douche glacée, c’est pour mieux rassurer « ces classes moyennes qui n’en peuvent plus ». Ainsi, pour chaque impôt nouveau annoncé, prend-il soin de préciser : « Les seuls qui seront concernés par nos mesures sont les plus hauts revenus, c’est-à-dire ceux qui ont bénéficié des 75 milliards de cadeaux fiscaux cumulés sur le quinquennat. » La hausse de l’impôt sur le revenu ? Pour ceux qui gagnent plus de 150 000 euros par an. Le rétablissement des anciens taux de l’ISF ? Oui mais pas de retour en arrière sur le relèvement du seuil d’imposition à 1,3 million. Le seuil d’exonération des droits de succession abaissé de 150 000 à 100 000 euros ? Certes, mais avec maintien de l’exonération du conjoint survivant. Le plafonnement du quotient familial ? Seuls les revenus au-dessus de 8 000 euros par mois seraient affectés par la mesure. Bref tout est fait pour que le plus grand nombre puisse s’identifier à ce concept flou de classes moyennes et se dire que les 30 milliards d’impôts nouveaux qu’implique le programme du candidat socialiste ne les concernent pas. en lire plus
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Sarkozy : son dernier pari (jeu, 02 fév 2012)
Campagne En promettant de réformer "jusqu'à la dernière minute" de son mandat, Nicolas Sarkozy joue la carte de la rupture perpétuelle. Au risque d'apparaître involontairement comme le censeur de son propre bilan? A supposer qu’ils manquent de “courage”, comme s’en indignent François Fillon et Jean-François Copé, les socialistes n’oublient pas d’être réactifs. Dès dimanche soir, leur contre-offensive était lancée sur un thème unique – et dévastateur : « Si, après cinq ans de pouvoir et dix ans de participation au gouvernement, le président découvre que la France n’est pas compétitive, qu’elle a sacrifié l’apprentissage ou qu’elle manque de logements, c’est qu’il condamne lui-même son action… » (Benoît Hamon.) Pour autant, Nicolas Sarkozy a atteint le but qu’il s’était fixé : garder le dernier mot après la longue émission de France 2 consacrée, le jeudi précédent, à François Hollande. De fait, il ne pouvait être question pour le président de s’exprimer avant de savoir comment le candidat du PS passerait la rampe de son premier grand oral. Pas plus qu’il ne concevait d’apparaître en simple challenger, réagissant aux propositions d’un autre, lui qui, en 2007, avait si bien su se placer au centre de la campagne, forçant chacun à se définir par rapport à sa partition. Parler après Hollande lui a surtout laissé le temps d’identifier la principale lacune de son adversaire : l’absence de toute référence sérieuse à la compétitivité. Pas un mot sur les 35 heures, et cette assertion pour le moins étonnante : le coût du travail n’aurait rien à voir avec les délocalisations… en lire plus
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Dernière ligne droite (jeu, 02 fév 2012)
Le commentaire              Nicolas Sarkozy a décidé, à moins de cent jours de l’élection présidentielle, de jouer la carte de la réforme accélérée plutôt que celle de l’attentisme et des promesses. Trois mesures phare ont été annoncées dimanche dernier pour répondre à trois préoccupations majeures des Français : le logement, avec l’augmentation des droits à construire, la compétitivité, avec le transfert d’une partie des charges patronales sur la TVA, et l’emploi, avec le coup de pouce donné à l’alternance et les accords compétitivité-emploi. en lire plus
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La galère des 500 signatures (jeu, 02 fév 2012)
Présidentielle. Marine Le PenAprès le Sénat, un amendement visant à l’anonymat des parrainages sera déposé le 8 février à l’Assemblée. Le temps presse pour le FN et les “petits candidats”. « Entre coups de blues et moral à fond » : à J – 44 du 16 mars, date limite de dépôt des 500 parrainages nécessaires pour concourir à la présidentielle, c’est ainsi que Dominique Martin, responsable de la collecte des signatures de Marine Le Pen, résume l’état d’esprit au Front national. Mélange d’inquiétude, donc, mais aussi d’optimisme quant à l’obtention, sur le fil, des précieux sésames. « Je n’ose imaginer que nous n’y parviendrons pas, confie Louis Aliot, le vice-président du FN. L’absence d’une candidate pesant plus de 20 % des voix dans les sondages et susceptible d’atteindre le second tour serait un tel déni de démocratie que je ne veux pas y croire ! Reste que, pour l’heure, on est encore loin, très loin du compte. » Dans la soirée de mardi, Marine Le Pen lâchait ce chiffre : elle ne disposerait, pour l’heure, que de 340 promesses de signature, soit 160 de moins que le minimum exigé. C’est en Corse qu’elle aurait obtenu le plus de parrainages de maires. Elle n’en aurait, en revanche, obtenu… aucun dans les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales, où le FN a pourtant dépassé les 25 % aux dernières cantonales ! Même si les amis de Bruno Gollnisch, l’ex-rival malheureux de la candidate, sont suspectés par certains, en interne, de traîner les pieds – l’ancien numéro deux du FN regrettant, lui, de n’être pas suffisamment « utilisé ». en lire plus
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Réminiscences (jeu, 02 fév 2012)
Droit de regard               En 2002, Jacques Chirac, président sortant, avait annoncé sa candidature le 11 février, en Avignon. En 1988, François Mitterrand avait entretenu le suspense jusqu’à la date limite du dépôt de candidatures, à la mi-mars, plaidant vouloir être sûr d’être désiré. Il attendait les appels, qui arrivaient en chorale du PS. en lire plus
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Pagaille mémorielle (jeu, 02 fév 2012)
FRANCE-TURQUIE Une lettre de Sarkozy à Erdogan Il n’échappe plus à personne que l’actuelle année électorale va coïncider avec le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, et que cette coïncidence présente quelques risques politiques. On aurait pu espérer qu’un tel anniversaire serait l’occasion de faire un bilan d’un demi-siècle d’indépendance algérienne, bilan qui aurait sans doute permis de relativiser, et donc d’apaiser bien des oppositions anciennes. en lire plus
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Révolution énergétique (jeu, 02 fév 2012)
GAZ DE SCHISTE. La production explose aux États-Unis. Le 19 janvier, le prix du gaz aux États-Unis a atteint son niveau le plus bas depuis plus de dix ans. Il est désormais trois fois inférieur à celui que paient les Européens. Cette baisse spectaculaire s’explique par la mise en exploitation, au cours de la dernière décennie, des gaz de schiste, qui a permis une augmentation de 25 % de la production américaine de gaz naturel et change complètement les perspectives énergétiques de la première puissance économique et financière mondiale. en lire plus
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Qu’est-ce qu’ils en pensent ? (jeu, 02 fév 2012)
PRESIDENTIELLE François, Nicolas, Marine… J’ai bien peur que le monde de la finance n’ait pas été affolé par les propos de François Hollande. Personne n’en parlait à Davos, où le candidat socialiste est anonyme. Il y passe pour un social-démocrate français, donc pour un dépensier. En fait personne ne le connaît. Que pensent nos voisins, nos partenaires, de la présidentielle ? en lire plus
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A 3 mois (jeu, 02 fév 2012)
Vu de gauche  Les réformes annoncées par Nicolas Sarkozy ce 29 janvier suscitent légitimement un débat sur leur substance. Le transfert de cotisations patronales familiales sur la TVA, pour l’essentiel, entraînera-t-il une hausse des prix susceptible de freiner la croissance, comme ce fut le cas au Royaume-Uni ? ou sera-t-elle indolore, comme en Allemagne ? Nul ne le sait. en lire plus
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L'hôpital malade des 35 heures (jeu, 02 fév 2012)
RTT. En 2002, la gauche a décidé d’appliquer la réduction du temps de travail. Sans préparer l’avenir. L’addition s’alourdit encore. Le premier a dit, en novembre 2002 : « Pour former un médecin, il faut dix ou douze ans. Nous avons été incapables d’anticiper l’appauvrissement démographique qui s’est maintenant installé. Le pire aura été, dans ce contexte, de vouloir imposer les 35 heures, sans parler du repos compensatoire. Quand on y songe avec un peu de recul, c’est consternant. » La deuxième a reconnu, en septembre 2003 : « Il aurait mieux valu étaler la mise en place des 35 heures au fur et à mesure des recrutements effectifs. » Le troisième a conclu, en 2005 : « Nous avons commis une erreur sur un point : nous n’aurions pas dû faire les 35 heures à l’hôpital tant que le personnel nécessaire n’était pas recruté et formé. » Le premier, c’est Bernard Kouchner. Il était ministre délégué à la Santé quand il a négocié avec les syndicats l’application des 35 heures à l’hôpital. La deuxième est Élisabeth Guigou, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, qui avait succédé à Martine Aubry en octobre 2000. Le troisième n’est autre que Lionel Jospin, premier ministre quand cette décision fut prise. en lire plus
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Euthanasie : un projet dangereux (jeu, 02 fév 2012)
Entretien Député UMP de Saône-et-Loire et maire de Paray-le-Monial, Jean-Marc Nesme dénonce les propositions de François Hollande. Dans son programme, François Hollande propose que “toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité”. Qu’en pensez-vous ? Disons les choses clairement : le candidat socialiste veut légaliser l’euthanasie, c’est-à-dire inscrire dans la loi le droit de tuer. Une telle décision serait à la fois inacceptable, car contraire au respect de la personne humaine, et dangereuse, car à l’origine de dérives dont nul ne sait où elles nous conduiraient. Les quelques pays européens qui ont légalisé l’euthanasie cherchent à faire machine arrière. Ils ont constaté que des considérations liées à l’héritage influençaient parfois des demandes ! J’entends aussi certaines personnes évoquer des arguments économiques en faveur de l’euthanasie dans un contexte budgétaire difficile… La tentation de libérer des lits peut exister. De telles considérations font froid dans le dos. Voyons les choses en face : lever l’interdit, ce serait mettre la main dans un engrenage susceptible de nous broyer. en lire plus
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L’humour, toujours (jeu, 02 fév 2012)
Vu de ma fenêtre               Une vieille tradition exempte nos chansonniers des prudences requises pour ne pas encourir les foudres de la police du langage. Ainsi, au Théâtre des Deux-Ânes (Paris XVIIIe), institution presque centenaire, ai-je entendu brocarder la classe politique en des termes qui vaudraient des procès en série à n’importe quel chroniqueur. en lire plus
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La France, une grande puissance ? (jeu, 02 fév 2012)
Les dossiers de la présidentielle La crise mondiale et les événements de 2011 mettent notre pays sous pression. Quel qu’il soit, le prochain président devra définir une “grande politique” extérieure. Et prouver sa détermination à l’appliquer La crise majeure qui frappe le monde occidental, les défis de sécurité que pose un monde arabe en plein bouleversement et l’émergence de puissances nouvelles relativisent chaque jour un peu plus le statut de “grande puissance” de la France, malgré son cinquième rang mondial par son économie. Perclus de rhumatismes administratifs et sociaux, ce vieux pays forgé en mille ans sous différents régimes possède encore des atouts pour se maintenir au premier rang : la richesse de sa culture et de son histoire, sa relative vitalité démographique, une langue universelle, sa dissuasion nucléaire, Airbus, Hermès, Total, le TGV et d’autres belles réussites. Jusqu’à ces derniers temps, la force et l’indépendance de sa politique étrangère faisaient aussi sa “grandeur”. Au nom de ses intérêts vitaux et de “valeurs” qui remontent loin dans son histoire, la France a toujours eu des prétentions planétaires. Le symbole en est son siège de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Accueillie dans le camp des vainqueurs de 1945, la France est restée dans le club, malgré la perte de son empire et de son poids, résumé par Valéry Giscard d’Estaing en 1974 : « 1 % du monde… » en lire plus
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La France, une grande puissance ? Réponses d’experts (jeu, 02 fév 2012)
Les dossiers de la présidentielle Quelle politique étrangère pour la France ? L’analyse de trois observateurs de la géopolitique. Deux éminents enseignants et un homme politique devenu ministre. “Batailler pour garder sa place” Professeur des universités, Bertrand Badie enseigne la géopolitique à Sciences Po Paris. Consultant au Monde, il vient de publier Nouveaux mondes (CNRS Éditions). “La France a incontestablement les ressources d’une grande puissance. Elle occupe la cinquième place dans le classement des PIB. Sur le plan militaire, ses dotations, notamment en armes nucléaires, et l’importance de son budget la conduisent à jouer un rôle dans le jeu d’équilibre des forces. Sur le plan institutionnel, elle est réputée puissante, étant membre permanent du Conseil de sécurité. Elle dispose d’un réseau diplomatique très dense et d’un personnel hautement compétent. Sur le plan de l’histoire, elle est, avec le Royaume-Uni, la seule puissance à avoir tenu ce rôle de manière ininterrompue depuis la paix de Westphalie en 1648… Le maintien de ce statut devient un enjeu incertain. Nul doute d’abord que, pour garder sa place après 1945, la France a dû batailler ferme : on doit au général de Gaulle d’avoir su restaurer l’État de jadis en forçant certains traits destinés à faire oublier les dé faites successives (1940, la décolonisation) : tel était le but de la « politique de la grandeur » qui s’alimente notamment du charisme international du président… Cette ressource est-elle immuable ? en lire plus
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Les lions rugissent au Sénégal (jeu, 02 fév 2012)
Décryptage                     Les violentes émeutes de ces derniers jours au Sénégal (trois tués) étaient prévisibles. Pas seulement parce que les Lions de la Teranga, l’équipe nationale de foot, viennent d’être éliminés sans gloire de la Coupe d’Afrique des nations. Comme souvent, la colère des supporters déçus se tourne contre le pouvoir, en phase avec l’opposition qui dénonce la candidature d’Abdoulaye Wade pour la présidentielle du 26 février. en lire plus
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Nizan et les “chiens de garde” (jeu, 02 fév 2012)
Parti pris                   Quelques hommes laissent de profondes traces dans la terre, on peut longtemps demander des secrets, des avis à leurs livres, à leurs actions, à une certaine sérénité ou à une certaine impatience qu’ils avaient. Ces lignes de Paul Nizan, comment ne pas songer à lui et à son destin écourté, en les lisant, quand bien même la trace qu’il a laissée reste légère ? en lire plus
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Faute triste (jeu, 02 fév 2012)
L'esprit des mots                       Telle ancienne pétaradante garde des Sceaux, pour qui la justice est de céder à son caprice et la tyrannie, d’y résister, a eu, s’agissant du premier ministre, un mot que ne laisse pas d’éclairer une étrange lueur théologique : être candidat à la députation dans la circonscription qu’elle convoitait serait selon elle « une faute triste ». en lire plus
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"Detachment" et les autres sorties du 1er février (jeu, 02 fév 2012)
Sur les écrans. Detachment, de Tony Kaye, avec Adrien Brody Another Happy Day, de Sam Levinson, avec Ellen Barkin, Demi Moore, Ezra Miller... Sur la planche, de Leïla Kilani Tatsumi, dessin animé d’Eric Khoo Hanezu, de Naomi Kawase   Adrien Brody dans "Detachment"PROFOND Detachment de Tony Kaye, avec Adrien Brody Professeur de lettres brillant mais qui a choisi de ne faire que des remplacements, Henry Barthes (Adrien Brody, photo) est nommé pour trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise, où les enseignants sont soumis à une permanente tension. Pendant qu’il lutte pour apprivoiser sa classe, mater les fortes têtes et encourager l’une de ses élèves, douée mais rejetée par les autres en raison d’un physique difficile, il recueille chez lui une mineure prostituée qu’il va tenter de remettre sur le droit chemin. Et affronter l’agonie de son père, qui le renvoie à ses propres traumatismes d’enfance… On le voit, le scénario est dense jusqu’à l’extrême limite, mais ça n’est pas pour faire peur à Tony Kaye, qui nous avait éblouis en 1998 avec American History X, et s’était fait oublier depuis. Ici, pourtant, il a décidé de charger encore un peu plus la barque avec une construction alambiquée qui alourdit considérablement son film et brouille son propos. Défaut mineur, parce que le personnage de Barthes, qui sous ses apparences de saint laïc cache de profondes blessures qui ont conditionné un refus de s’engager vraiment dans ce qu’il fait, s’avère passionnant, et magnifiquement servi par un Adrien Brody magistral. en lire plus
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Raison et sentiment (jeu, 02 fév 2012)
La lettre de M. de Rastignac        Elle a perdu la bataille, mon cousin. Au terme d’une lutte terrible, jalonnée d’affrontements secrets d’une rare violence, de proclamations solennelles et de larmes de circonstance, Lamya Madou n’a pas réussi à soumettre les unionistes. Elle ne sera pas la candidate de ce parti dans le quartier des généraux et des marquises. en lire plus
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EADS survole la crise (jeu, 26 jan 2012)
Aéronautique. l’A380Record de commandes, trésorerie abondante, doublement du titre en trois ans… À quelques mois du départ de Louis Gallois, le groupe affirme sa domination sur Boeing. Louis Gallois n’aime pas qu’on l’interroge sur son héritage. Il est contre le principe, même pour ses enfants, prétend-il. Pourtant, pour lui, l’heure du bilan approche : à 68 ans, il devrait transmettre en juin les commandes d’EADS à l’Allemand Thomas Enders, qui dirige actuellement Airbus. Il lui laissera une maison en bien meilleur état qu’en 2006, quand il avait pris la coprésidence avant de devenir en 2007 seul président exécutif du géant européen. Soupçon de délit d’initié, retards sur l’A380, bataille sur la gouvernance entre Français et Allemands, affaire Clearstream impliquant un de ses dirigeants… D’un groupe au bord du chaos, il a transformé EADS en une société relativement pacifiée. Même si les fantômes du nationalisme ne sont jamais loin. Les premiers satisfaits sont les investisseurs : avec une hausse de 38 % l’an dernier, le titre se classe en tête du Cac 40, qui, dans son ensemble, était en baisse de 17 % ! Au moins deux problèmes majeurs qui plombaient le groupe ont été résolus : l’assemblage du gros-porteur A380 atteint maintenant son rythme de croisière et EADS ne perd plus d’argent sur cet appareil dont vingt-six exemplaires ont été livrés l’an dernier ; le programme d’avions de transport militaire A400M, un moment en péril, a été sauvé, au prix de 4,5 milliards de provisions pour EADS. en lire plus
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Valse de têtes dans le high-tech (jeu, 26 jan 2012)
Démissions. Mike Lazaridis Yahoo! et BlackBerry (RIM) le prouvent : pas de quartier pour les fondateurs. Ils doivent partir quand les actionnaires sont mécontents. Mêmes causes – le mécontentement supposé des actionnaires – , mêmes effets : le 17 janvier, Jerry Yang a annoncé sa démission du conseil d’administration de Yahoo!, de Yahoo! Japan et du groupe chinois Alibaba. Cinq jours plus tard, Mike Lazaridis (photo) et Jim Balsillie ont quitté leurs fonctions à la tête de Research in Motion (RIM), le célèbre fabricant des téléphones BlackBerry. Même message : Le temps est venu, pour moi, de me tourner vers d’autres intérêts, en dehors de Yahoo! », a indiqué Jerry Yang. « Dans toute réussite d’entreprise développée par les fondateurs, il vient un moment où on entre dans une nouvelle phase de croissance et où il est temps que les fondateurs passent le relais à une nouvelle direction », a expliqué Mike Lazaridis, le 22 janvier. Le départ du fondateur de Yahoo! – il a créé l’entreprise avec David Filo à Stanford en 1994 – relance la spéculation autour de l’actionnariat du groupe. Jerry Yang a toujours voulu préserver l’indépendance de son groupe. en lire plus
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Ayn Rand ou l’égoïsme vertueux (jeu, 26 jan 2012)
Littérature. Ayn Rand Icône américaine de l’aprèsguerre, Ayn Rand est méconnue en France. La traduction de son best-seller “Atlas Shrugged” et la sortie d’une biographie offrent de la découvrir. « Who is John Galt ? » c’est la question la plus mythique et la plus citée de toute la littérature américaine. Le roman que cette interrogation ouvre, Atlas Shrugged (traduit en Français sous le titre la Grève), s’est vendu à quinze millions d’exemplaires et est considéré comme l’ouvrage ayant eu le plus d’influence en Amérique après la Bible. Née à Saint-Pétersbourg en 1905, l’auteur, Alissa Rosenbaum, est devenue Ayn Rand à son arrivée aux États-Unis. C’est une new born, qui a fui l’URSS, traumatisée par l’expérience collectiviste. Arrivée à New York en 1926 avec en poche 50 dollars et Ainsi parlait Zarathoustra, elle est devenue américaine en 1931, après son mariage avec Frank O’Connor, un acteur rencontré à Hollywood où, sous la protection bienveillante de Cecil B. De Mille, elle s’essaya quelque temps au scénario et au théâtre. En 1957, Ayn Rand est déjà une romancière reconnue. Son premier grand ouvrage, la Source vive (The Fountainhead), a rencontré un immense succès auprès du public et le personnage de Howard Roark, « un parfait égoïste – au sens rationnel du terme », a fait de son auteur la prêtresse de l’individualisme contre l’esprit collectiviste du temps. en lire plus
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RG : affaires secrètes (jeu, 26 jan 2012)
Ve République. François Mitterrand et François de GrossouvreLa sixième cartouche de Grossouvre, la guerre des polices contre Kelkal, la “chandelle” d’Action directe, le treizième pilier de Lady Di… le préfet Massoni en dit plus sur de grandes affaires récentes. Bureau du préfet de police, jeudi 7 avril 1994, début de soirée. En fonction depuis près d’un an, Philippe Massoni consulte les notes de ses collaborateurs. L’interministériel sonne. Au bout de la ligne, Michel Charasse, l’un des conseillers les plus proches de François Mitterrand. Il appelle de l’Élysée. Sa voix est claire mais émue ; ce qu’il a à annoncer est « très grave ». François de Grossouvre, l’ami du président, vient de se donner la mort. Sur place, le bureau a été bouclé ; l’enquête commence… Après avoir informé le ministre de l’Intérieur, qui est alors Charles Pasqua, Massoni envoie sur les lieux le commissaire du quartier de la Madeleine, prévient les autorités judiciaires et administratives, etc. Procédure classique. Dix-huit ans après ce second suicide de la présidence Mitterrand (il suivait celui de Pierre Bérégovoy), Philippe Massoni publie soixante ans de souvenirs. Une carrière de “grand flic”, dont l’essentiel s’est déroulé à la tête des Renseignements généraux (service fusionné par Nicolas Sarkozy avec la DST dans l’actuelle Direction centrale du renseignement intérieur). en lire plus
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Maths : l’art en équations (jeu, 19 jan 2012)
Expositio. Les mathématiques à la Fondation CartierDe David Lynch à Michel Cassé, artistes et scientifiques, réunis à la Fondation Cartier, dévoilent toute la richesse et la beauté des mathématiques. En marge, un colloque est organisé à l’Unesco. Soyons honnêtes : avant de pénétrer dans la Fondation Cartier pour voir l’exposition “Mathématiques, un dépaysement soudain”, on doutait un peu de la pertinence de son propos : faire aimer les mathématiques à travers l’art, en dévoiler toute la richesse et en démontrer tant l’efficacité que l’utilité et l’esthétisme à travers des oeuvres qui ont mis à contribution artistes de renom et scientifiques de référence. Côté artistes, citons David Lynch, Takeshi Kitano, Patti Smith, Beatriz Milhazes… Les mathématiciens sont notamment Jean-Pierre Bourguignon, directeur de l’Institut des hautes études scientifiques (IHES). Plus l’astrophysicien Michel Cassé, directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), et Bruno Mansoulié, directeur de recherche au CEA et chercheur au sein d’Atlas au Cern de Genève. en lire plus
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Villani, prodige insoumis (jeu, 19 jan 2012)
Sciences. Cédric VillaniPeut-on imaginer plus habile et plus compétent porte-parole des mathématiques que le Français Cédric Villani, 38 ans, Médaille Fields 2010 – l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiciens de moins de 40 ans ? Bon candidat pour les médias avec son allure de dandy (veston et lavallière en hommage à Franz Liszt), il se distingue par l’éclectisme de ses passions et met à mal l’image stéréotypée que l’on a du matheux surdoué. Deuxième leçon, avec lui, on comprend que, pour être un virtuose des maths, il faut non seulement une logique, un esprit synthétique, de la rigueur, mais aussi un esprit libre et curieux. « La clarté est une vertu irremplaçable de l’esthétique mathématique, souligne-t-il, tout en confiant : mais ce qui fait frémir les mathématiciens, ce qui les met en transe, […] ce sont les relations entre objets et mathématiques, les symétries inattendues. » Troisième leçon, il est possible de penser les formules mathématiques comme des poèmes et de rendre intelligible sinon le raisonnement mathématique, au moins la portée des recherches ; en évoquant ses travaux – la théorie cinétique des gaz – ou ceux des autres, telle l’hypothèse du continu, expliquée du théorème de Georg Cantor aux travaux de Paul Cohen. en lire plus
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Etes-vous favorable à l'instauration d'une TVA sociale ? (mer, 04 jan 2012)
Oui 59% (631 votes) Non 35% (375 votes) Sans opinion 6% (62 votes) Votes totaux : 1068
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Que pensez-vous de l'annonce du retour de la morale à l'école ? (mer, 07 sep 2011)
C'est une bonne chose, ça fait partie intégrante de l'éducation. Ça risque de tourner au bourrage de crâne "politiquement correct". Ce n'est pas le rôle de l'école. C'est encore une annonce qui ne sera pas suivie d'effet.
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